LA FEMME DES MARCHES

A New York, en février 2017, à la women march, je brandissais des drapeaux verts, à défaut d'avoir trouvé un bonnet "pussy". Je n'avais pas trouvé de slogans qui faisaient sens, je n'avais pas les mots. Déjà, parce que mon anglais était à déplorer et que Trump, ne m'évoquait que trop d'insultes, à géométrie variable. Il m'aurait fallu un parchemin immense pour exprimer cette incompréhension, et il aurait fouetté le visages des 400 000 marcheurs.

J'ai choisi le vert d'inscrustation à géométrie variable pour mon étendard, pour qu'on y voit ce qu'on veut. 

La statue de la liberté est un monument d'origine française, Joe, le policier à droite, était plus que cordial. J'ai cru qu'il allait me passer les menottes quand je criais "I'm free" en courant dans la rue mais non, il riait en me courant après. Il avait vu que je n'agissais pas comme les autres mascottes de Time Square, qui pour la plupart, je le rappelle sont des immigrés deguisés en Superman, Statue de la liberté, Minnie...